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La vitrine de morvan

Acquisition de photos

En ce début d’année 2019, je me suis fait plaisir en investissant un peu dans mon matériel photo :

Résultat, une superbe lentille (A) permettant de réaliser des photographies en mode ‘Super Macro‘, ce qui consiste à réduire énormément la focale ou la distance de prise de vue. Elle était livrée avec son adaptateur universel, ce qui simplifie la donne. Les amateurs de photos macro l’auront reconnu, il s’agit de la MSN-505 de chez Raynox, un fabricant japonais. Disponible via ce site.

En second lieu (B), on aperçoit l’objectif EF-S 55-250mm F/4-5.6 IS de chez Canon, démystifions tout ça :

  • EF-S : dénomination montures courte focale Canon
  • 55-250mm : distance min/max focale (ou champ d’action)
  • F/4-5.6 : plage d’ouverture du diaphragme
  • IS : objectif stabilisé (prise de vue plus rapide si mouvement, évite les flous)

Le choix de cet objectif permet d’augmenter considérablement la distance de prise de vue.

Enfin (C), le plus important, le boîtier qui ici est un Canon Rebel XS de son doux nom américain, mais plus connu par son numéro 1000D.
Je dispose également d’un trépied et d’une télécommande pour contrôler à distance mes prises de vue (ça bouge beaucoup moins). Je n’ai pas encore investi dans un matériel de luminaires, donc je m’arrange le plus souvent pour faire des photos pendant la journée. Très important le logiciel EOS Utility livré avec votre EOS (ou reflex) pour les prises de vue à distance, cela ajoute une meilleure vue d’ensemble sur le champ (si comme moi vous avez jeté/perdu votre CD en pensant qu’il s’agissait encore d’un logiciel inutile, voici). Le but de la photo macro est de réaliser des plans à des zooms différents pour être capable de synthétiser une image possédant toutes les profondeurs de champ, afin d’observer le sujet que l’on veut faire ressortir et son environnement. Un exemple pour illustré :

Le logiciel ayant pour fonction de ‘stacker‘ (empiler) les photos prises avec des focales différentes se nomme CombineZP. Il est très simple d’utilisation et ne demande pas de connaissances particulières en photographie. En revanche, il existe d’autres méthodes moins connues comme celle-ci utilisant CS5/CS6 pour un résultat similaire.

Prospection en champ à Blaisy-Bas

Une prospection sur un site composé d’un champ labouré dont le sous-étage géologique est le Toarcien (-183 Ma à -175 Ma). Dans ce champ, on trouve à sa base le Toarcien moyen et au-dessus le Toarcien supérieur. Ensuite interviennent les séries calcaires avec en premier lieu, une oolithe ferrugineuse. De plus, les nodules à septaria sont situés entre la zone à variabilis (Haugia, partie haute) et la zone à bifrons (Hildoceras, partie basse). La concentration de nodules est plus forte au centre du champ (en face du chemin et de l’antenne).

Voici une interprétation sur la formation possible de ces curiosités minéralogiques (disponible sur GeoWiki ): « Les nodules à septaria sont des structures généralement calcaires que l’on rencontre dans des marnes et des couches argileuses. Ce sont des nodules qui se sont d’abord formés, dans un milieu réducteur, autour d’un noyau de matières organiques (végétal, production animale ou cadavre) venu s’échouer sur la vase fine d’un fond marin. Cette masse organique sera colonisée par des bactéries anaérobies qui, au cours de leur métabolisme, rejettent de l’ammoniaque créant ainsi un déséquilibre provoquant un appel en carbonates. Ainsi, en fonction de la taille de la masse organique, de celle de la colonie bactérienne, de sa vitalité et de sa durée de vie, ainsi que de l’apport de carbonates, les nodules atteindront des tailles diversifiées. Il résulte de ce processus un amas de carbonates, de forme généralement sphérique gorgé d’eau et pouvant contenir divers minéraux en solution, des restes fossiles… Cependant, les sédiments vont continuer de se déposer, se compactant sous leur propre poids, ils vont compresser le nodule qui, non seulement va s’aplatir, mais va perdre son eau et se déshydrater à la manière d’une boule de pâte à pain délaissée : dans la masse vont s’ouvrir des fentes de retrait (dont les traces sont parfois visibles à la surface du nodule, et qui constituent un bon repère de différenciation). Avec le temps, les mouvements tectoniques influent sur les nodules qui peuvent être fracturés et de nouveaux minéraux peuvent envahir les fentes de retrait. Ces nodules sont généralement grisâtres ou bruns sombres à cause des oxydes de fer. Les fentes de retrait qu’ils renferment leurs sont caractéristiques, souvent remplies de calcite, mais aussi de dolomite, célestite, voire de sulfures »

Quand on casse ces nodules, on aperçoit des contrastes dans la couleur du matériau, allant du clair au sombre, de la périphérie au centre du nodule. Au moment où on les casse, il ne sert guère d’écraser son nez sur le caillou pour sentir une odeur de gaz/pétrole s’échapper à l’air libre. En effet, une partie des nodules contient une concentration d’hydrocarbures (solide/liquide/gazeux) assez élevée. Le centre étant le plus concentré en matière organique fossilisée (donc plus odorant).

Non loin du Toarcien, on remarque un affleurement de « schistes-carton », le long de la route menant au Val-Suzon (croisement D10/D7). Cette formation est constituée de marnes calcareuses, de couleur grise due à des imprégnations bitumineuses. En France, le terme de « schiste » est trop souvent employé à tort, on nommera « schiste » une roche sédimentaire argileuse ayant subi des contraintes mécaniques et thermodynamiques, conduisant à la transformation physique du protolithe; ainsi qu’un dépôt en eau calme de sédiments fins argileux. Le terme anglophone « shale » représente bien ce type de roche. La plupart du temps, on entend parler de roches possédant une schistosité (un plan de schistosité S1) mais d’autres origines que sédimentaires (question de point de vue me direz-vous).

Pour faire court, ces schistes-carton du Toarcien sont la résultante d’une phase anoxique s’étant déroulée au fond des océans, il y a 183 Ma.

La couleur turquoise de la photo désigne la partie plus claire de la matrice nodulaire. La zone entourée de rouge situe la concentration ou empreinte de matière organique, qui est la cause de la formation du nodule et de sa constitution.

Salon des collectionneurs – Dijon

Pendant ce weekend du 14 et 15 septembre 2013, se tenait une nouvelle édition du salon des collectionneurs, un salon multi-collection, présentant de nombreuses collections en tous genres. J’ai d’ailleurs rencontré la créatrice du blog Bio Biosenze. Les minéraux étaient évidemment au RDV avec notre collection, composée de pyromorphite en tonneaux (Asprières, Aveyron), de fluorines cubiques jaunes, violettes et bleues, ainsi que l’anthozonite, une variété de fluorine noire; étaient également présents des quartz alpins de la vallée de la Maurienne (Col de la croix de fer, Savoie), de la calcite de Côte d’Or, brune en « diamant » et pour finir de la barytine cristalline d’Igornay (Saône-et-Loire).

Concernant la fluorine, une forme cristalline peu commune était présente sur le stand, il s’agissait de la forme en « pyramide aztèque », très peu commune… Il s’agit d’une forme de cristallisation fractionnée de la fluorine : 2 phases de cristallisation, la première pyramidale en base carrée et la seconde en octaèdre au sommet de cette forme pyramidale. Les cristaux dans leur totalité mesurent environ 0,7 à 1,0 cm.

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